Auberger Pascale

Auberger Pascale
25 ans / SAINT JEAN DE LA RUELLE
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Livre refusé par l'équipe éditoriale

Jour De Crise

Jour de grève généale à Brisbourg, petite ville de l\'est de la France. Des personnages qui n\'ont apparemment rien en commun se croisent, se rencontrent, se séparent, luttent ou espèrent tant bien que mal... Chacun d\'eux se retrouve dans la situation d\'avoir à faire un choix qui pourrait bien engager le reste de son existence.
Sur fond de crise sociale, un roman sur ces crises minuscules qui font la trame de nos vies, ordinaires ou extraordinaires.

Mon résumé

\"Jour de crise\" est le récit durant une journée de la vie d\'une poignée de personnages aux destins entremêlés sur fond de crise politique, économique et sociale dans une petite ville de province.

Appréciation générale

En une phrase : Une vraie réussite. Une très agréable lecture.

Ce que j'ai particulièrement apprécié : J\'ai particulièrement apprécié: -la construction du livre équilibrée et judicieuse.Le défilement des heures y est clair. La révélation progressive des liens qui relient les personnages principaux donne du relief au texte. -l\'échange entre Julien \"apprenti curé\" et Pierre, marié depuis de nombreuses années,sur l\'amour et la passion(Ch.12). -l\'omniprésente empathie de l\'auteur dans les portraits. -l\'engagement des propos.

Autres commentaires

Style littéraire : Le texte est littérairement très abouti. Sous la plume de Yann-Hervé M., les mots d\'une très grande richesse puisent leur puissance dans la sensibilité exacerbée de l\'auteur.Ils sont parfois chargés d\'une certaine sagesse philosophique. Leur choix est méticuleux pour exprimer le plus fidèlement possible une idée, la subtilité d\'un propos, la couleur d\'un échange. Cf.ch.7(p.35 du manuscrit) la \"leçon\" que Pierre Sabattini dispense à Didier sur la différence qu\'il y a à employer \"quand\" plutôt que \"si\" concernant la décision de manifester des étudiants dont il s\'est auto proclamé le porte-parole; ou encore le \"vous n\'êtes pas sans ignorer\" à la place de \"vous n\'êtes pas sans savoir\" qui écorche les oreilles du professeur lorsqu\'on lui présente une offre de promotion.L\'auteur ne déclare-t-il pas en toute fin de son livre:\" Il n\'y a de vrai que la littérature\"? Le style est limpide.Le rythme agréable.

Mon sentiment sur le titre du livre : Il correspond parfaitement au récit.

Ce que je pense des personnages : C\'est par eux que le livre existe. -Leur choix et celui de leur âge permettent de balayer la plus grande variété possible de couches sociales au gré de leurs rencontres durant cette journée.L\'auteur décrit admirablement bien comment le destin de chacun est touché différemment selon la place qu\'il occupe dans la société et comment il subit les actions déclenchées par le mécontentement général sans y prendre part directement .Grâce à eux, il met en évidence les dysfonctionnements, les non-dits, voire les hypocrisies dont regorge notre société et qui constituent la crise. L\'auteur réussit à nous les rendre proches et donc attachants.D\'une façon générale tous les portraits tracés dans ce livre sont plein d\'empathie. Cf. Hortense et sa forte personnalité; le mendiant rencontré au ch. 19; les supérieurs hiérarchiques de Virginie, les CRS,etc...évoqués à divers moments de la journée. Sans oublier la grève qui est un personnage en soi. Apparue tout d\'abord sous la forme de complications plus ou moins sensibles dans les déplacements des uns ou des autres, elle évolue au fil de la journée pour atteindre son paroxysme avec des actes de violence qui lui échappent lors de son expression ultime qui est le défilé en rangs serrés dans les rues de la ville d\'une cohorte de manifestants hurlant son mécontentement. L\'auteur n\'hésite pas à lui donner l\'apparence de créatures vivantes au ch. 20:\" monstre\";\"la bête avec une queue fine et courte qui ondule, accrochée au grand corps rugissant...\", \"dragon\",etc

Ce que je pense du thème général du livre : Il est d\'une brûlante actualité et concerne un très large public.Il m\'a fait pensé à l\'éclipse qui, elle, échappe à la volonté humaine et a inspiré les nouvelles inscrites très précisément dans le temps à Joêl EGLOFF, auteur de \"les ensoleillés\".

Ce livre ferait-il un bon film ? : oui. Bâti comme le livre. Sous forme d\'une succession de petits récits qui en formeraient finalement un seul et ou parfois plusieurs personnages se croiseraient. Un peu comme le \"Love actually\" de Richard CURTIS traitant de l\'universalité de l\'amour.