Auberger Pascale

Auberger Pascale
25 ans / SAINT JEAN DE LA RUELLE
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6.90 Appréciation Globale

9.80 Appréciation Littéraire

Je ne suis pas Fernand

Morgane est encore une enfant, presqu'une femme. Elle tente de cacher son homosexualité. Elle vit dans un village du Sud-Ouest de la France alors que la première guerre fait rage. Nous sommes en 1918. Le village est paisible, mais il l’eût été davantage sans ce jeune Fernand Laroche. Les comportements sont courtois jusqu'à ce que les villageois s'aperçoivent « qu'il en est... ». Les masques collent à la peau et l’hypocrisie finit par être de bonne foi. Pour fuir la lâcheté des hommes, leur haine et leurs pensées viciées, Morgane s'engage dans les rangs d'une armée en déroute et devient le soldat Lafforgues Morgan, 2nde classe, matricule 1404/1305. Son androgynie lui permet de se glisser dans l'uniforme mais à quel prix et jusqu'à quand ?

Mon résumé

1918. La 1° guerre mondiale fait rage. Dans un village du sud ouest de la France Morgane Lafforgues, une adolescente presqu'une femme se découvre lesbienne. L'homosexualité dérange ceux qui se disent "bien pensants" . Pour avoir été dénoncé comme tel, Fernand Laroche mais aussi sa famille en ont payé le prix fort. Cela décide Morgane à profiter de son androgynie pour s'engager dans une armée plus ou moins en déroute. Elle devient le soldat Morgan( sans e), 2nde classe, matricule 1404 / 1305. Jusqu'où la mènera cette fuite en avant? Le lecture d'un petit carnet qui la suivra tout au long de son périple en témoigne.

Appréciation générale

En une phrase : Un vibrant appel à la tolérance pour combattre l'hypocrisie, le mensonge, la lâcheté sur fond de 1° guerre mondiale.

Ce que j'ai particulièrement apprécié : D'un point de vue technique j'ai noté le sérieux du travail de documentation de l'auteur et pour le confort de lecture, l'orthographe impeccable du texte. J'ai aimé aussi la puissance de son désir de faire passer quelques messages sur des valeurs essentielles fût-ce en temps de guerre sur un champ de bataille.

Autres commentaires

Style littéraire : J'ai aimé le style alerte de l'ouvrage sur un fond historique très bien maitrisé par Théodore Torres-Baron.

Mon sentiment sur le titre du livre : Je le trouve complètement justifié. "Je ne suis pas Fernand" sonne comme une profession de foi. Cette expression est la clé des principaux messages délivrés par l'auteur. Théodore Torres-Baron qui lève très vite le questionnement. (Dès la page 27 du manuscrit "l' œcuménicité les poussait tous à être Fernand"

Ce que je pense des personnages : Je pense que le comportement de chacun d'eux sert de façon très efficace le message à faire passer. Il y a les " non Fernand" et les "Fernand". Ces derniers sont principalement des créatures qui agissent sous l'empire de l'ALCOOL( un personnage à lui tout seul) aggravant la bêtise humaine dans ce qu'elle a parfois de meurtrière). Ceux-là sont partout. De plus où qu'ils soient, ils ne perdent aucune occasion de se fabriquer une image flatteuse de leur véritable nature ( la COUARDISE)sous couvert de l'HYPOCRISIE et du MENSONGE .Dans ce texte : "Je ne suis pas Fernand" ils ont endossé les costumes taillés dans la délation haineuse et la condamnation sans appel possible de l'auteur. Je regrette cependant la quasi absence de "Fernand" VERITABLES.

Ce que je pense du thème général du livre : J'ai noté que l'homophobie représente la principale dénonciation de cet ouvrage qui en comporte plusieurs concernant les tares humaines. Hypocrisie, mensonge révoltant et d'autant plus inexcusable, lâcheté y sont largement abordés.

Ce livre ferait-il un bon film ? : déjà fait