Auberger Pascale

Auberger Pascale
25 ans / SAINT JEAN DE LA RUELLE
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Votre fiche de lecture

9.00 Appréciation Globale

9.80 Appréciation Littéraire

Trois minutes trente-trois

Trois minutes trente-trois est le récit que le narrateur n’aurait probablement pas fait si son nouvel employeur, le Linguarium n’avait inclus à son contrat une clause de non-dénigrement et si tout dans la ville où il vient d’emménager ne lui semblait étrange. Dans cette capitale européenne labyrinthique, il n’y a de place que pour des problèmes absurdes traités avec le plus grand sérieux.
A travers l’itinéraire de ce personnage, une question finit par cristalliser toutes les autres : quelle est la raison d’être de la musique de supermarché diffusée dans les lieux publics, aussi envahissante que les administrations qui semblent contrôler le destin des individus ? Le narrateur n'a pas d’autre choix que de chercher une explication, et d’accumuler les expériences et les rencontre déconcertantes.

Mon résumé

"Trois minutes trente-trois" est le tableau de bord que tient nuitamment le narrateur de ce roman contemporain écrit à la première personne pour se protéger des absurdités auxquelles il est sans cesse confronté depuis son emménagement dans une cité où tout lui parait étrange. A commencer par la musique hallucinogène diffusée dans tous les lieux publics qui l'interpelle jusqu'à devenir obsessionnelle au point de l'obliger à mener une enquête pour en trouver les tenants et aboutissants. Où cela va-t-il le conduire?

Appréciation générale

En une phrase : Un fascinant récit trompe l’œil sur fond de musique hallucinogène.

Ce que j'ai particulièrement apprécié : J'ai passé un bon moment de lecture. Évasion, suspense, dépaysement étaient au rendez-vous. Je me suis de suite immergée dans l'action grâce à l'emploi de la première personne du singulier. De ce fait, j'ai adhéré à la logique déductive du narrateur. J'ai aimé la pluridisciplinarité de cet ouvrage. Et surtout je n'ai eu aucun mal à reprendre le fil de la lecture là où j'avais été obligée de la laisser.

Autres commentaires

Style littéraire : J'ai été de suite séduite par le style d'Alexandre. J'ai d'emblée suivi son narrateur dans ses questionnements et les éléments de réponse recueillis au fil de ses recherches, expériences. Jamais je n'ai décroché. Ma petite réticence vient de ce que je n'ai pas été convaincue par la construction que j'ai trouvée trop "carrée" du texte.

Mon sentiment sur le titre du livre : Je le trouve un peu réducteur.

Ce que je pense des personnages : J'ai aimé la façon subtile d'introduire la notion de différence entre les personnages vivant dans cette cité sous le joug d'un conditionnement plus ou moins insidieusement imposé par les admnistrations ( Linguarium, l'"Harmonie souterraine") voire par le Verbarium, Utopia 559 et ceux appartenant à l'entourage proche du narrateur...

Ce que je pense du thème général du livre : J'ai été surprise.

Ce livre ferait-il un bon film ? : Oui mais attention au gros risque de ratage ( je pense aux longueurs souvent reprochées aux "films") Pourquoi pas une bonne série télévisée plutôt?