Benjamin BONREPAUX
28 ans

09110 - ORLU

Je suis âgé d’un peu moins de trente ans ; après des études secondaires en Ariège et deux ans de classe préparatoire au lycée Pierre de Fermat, à Toulouse, j’ai intégré l’école Centrale de Lyon ; devenu par la suite professeur agrégé de mathématiques, j’ai enseigné au lycée Toulouse-Lautrec, au lycée international Ferney-Voltaire, au lycée Alexandre Dumas, à Saint-Cloud, et suis actuellement détaché à l’ENSTA, une école d’ingénieur appartenant au groupe IP Paris. En parallèle de mes activités enseignantes, j’ai travaillé pendant près de sept ans sur un roman que j’ai achevé en mai dernier. A travers cette chronique d'un modeste lycée de banlieue, je me suis efforcé de développer des thèses concernant notamment les inégalités scolaires, le déterminisme social, la formation et la reconnaissance enseignante, le rôle de l’élève et le rôle du professeur, l’hypocrisie générale du système scolaire et la nécessité essentielle d’une refondation de l’école.
Envoyer un message
Mes passions

Cinéma, littérature, sport

Profil littéraire

Il serait assez normal, à la simple lecture du titre de ce roman, de s’attendre à l’une de ces histoires que tout lycéen invente au creux de ses longues heures de cours, – œuvre à caractère largement autobiographique et rarement achevée que l’on passe moins de temps à écrire qu’à l’imaginer déjà adaptée en un célèbre teen movie ; – ou bien à l’un de ces romans-catalogues où tout enseignant relate les quotidiennes âneries qu’inventent à ses dépens ses élèves, – quelques uns, à qui l’on a peut-être lancé, en les entendant parler dans un dîner mondain de leur profession : « Vous devriez en faire un bouquin ! », passent en effet à l’acte. Il est vrai que ce roman met en scène de jeunes personnages qui font leur rentrée en classe de terminale, déplorent leur sort d’élève, accusent leur adolescente condition, découvrent un monde à la fois injuste et absurde, se projettent dans l’avenir, rêvent, se révoltent, grandissent, enfin sortent plus ou moins glorieux des épreuves du baccalauréat ; il est vrai aussi que certaines anecdotes rappelleront aux professeurs tantôt leurs élèves les plus insupportables et tantôt les aberrations les plus surprenantes de leur passionnant métier. Et, pourtant, il ne s’agit là ni de l’autobiographie romancée d’un mauvais élève ni des thérapeutiques mémoires d’un enseignant chahuté. Ce roman est une représentation de la comédie scolaire telle qu’elle se joue chaque année dans un modeste lycée de banlieue : y sont dépeints ses principaux actes, – souvent criants de ridicule, – ses séances de cours, ses conseils de classe, ses grèves, ses procès, ses bourdonnantes discussions au réfectoire ou en salle des professeurs ; y est reproduite l’illusion de sa miniature société – qui s’inspire en tous points de la société française à laquelle elle destine et conforme ses élèves ; – y apparaissent en outre des personnages issus de milieux profondément distincts et faisant échos par leur expérience aux travaux de Bourdieu et de Passeron sur la reproduction scolaire des inégalités sociales. Mais ce roman ne reste pas cantonné, comme cela s’est déjà vu, entre les murs d’un établissement scolaire. Des rails de l’école sortent une grande variété de parias – que la société expéditive a bannis mais que l’écrivain estime dignes d’un plus méticuleux examen – tels que les délinquants, les criminels, les filles, les mendiants, les chômeurs, les vagabonds, les artistes et les voleurs. L’étude de l’échec scolaire ne mène-t-elle pas inévitablement à celle de la misère ? Ce livre – quoique sans déterminisme – s’applique à montrer comment, à l’inverse, la misère ramène souvent à l’échec scolaire. Si l’on doit à présent dire un mot, non pas sur le sujet, – cela vient d’être fait, – non pas sur le scénario, – cette note n’est guère un synopsis, – non pas encore sur les procédés stylistiques, – ils s’ajustent aux ciels et aux saisons d’une chronique scolaire, – mais sur les intentions du roman, nous choisirons de les condenser en celle-ci : refléter, par un adéquat système de miroirs, les horribles traits de l’ignorance ; mettre en évidence ses indéracinables préjugés ; révéler l’ignorance de l’adolescent d’aujourd’hui comme celle du citoyen de demain, l’ignorance qui juge de tout et toujours sans savoir, l’ignorance qui condamne ceux qui ne lui ressemblent pas, l’ignorance qui se laisse embraser par les harangues mesquines et mensongères de quelques ambitieux politiques – lesquels caressent précisément l’ignorance de leur électorat. Il convient pour finir de rappeler que les premiers mois de l’année 2019 ont été marqués par une forte mobilisation enseignante contre les réformes de Jean-Michel Blanquer. Le mouvement a été suivi jusqu’au début du mois de juillet – et la « prise en otage » par plusieurs professeurs de quelques milliers de copies du baccalauréat ; – de nouvelles protestations, déjà annoncées par les syndicats enseignants, devraient encore ponctuer l’année scolaire 2019/2020. L’heure, donc, en attendant le mois de juin 2021, – le baccalauréat et ses épreuves, alors, si le gouvernement va jusqu’au bout de son projet de réforme, ne ressembleront en rien à ce que nous connaissons depuis Les Sous-doués de Claude Zidi, – semble propice aux réflexions d’ensemble sur l’éducation nationale : ce roman en est une. Non loin de Saint-Denis, fin août 2019.

Mon métier

Je suis âgé d’un peu moins de trente ans ; après des études secondaires en Ariège et deux ans de classe préparatoire au lycée Pierre de Fermat, à Toulouse, j’ai intégré l’école Centrale de Lyon ; devenu par la suite professeur agrégé de mathématiques, j’ai enseigné au lycée Toulouse-Lautrec, au lycée international Ferney-Voltaire, au lycée Alexandre Dumas, à Saint-Cloud, et suis actuellement détaché à l’ENSTA, une école d’ingénieur appartenant au groupe IP Paris.

Mes références

Hugo, Voltaire, Proust, Gautier

Mes projets de livre

Mon prochain roman sera consacré au réchauffement climatique

Mes Livres

Contemporain
2.50/10

Un cycle scolaire

De la rentrée scolaire aux épreuves du baccalauréat, tel est le récit des rêves, des aberrations, des langueurs, des injustices, des révoltes et des désillusions d'une année lycéenne.

240 pages